Sous l’Empire des crinolines, 1852-1870
Jupon d’étoffe raidie de crin à l’origine, la crinoline devient en 1859 une cage armaturée de cerceaux métalliques dont le diamètre peut atteindre 180 cm.
Sa forme évolue de ronde à projetée (volume à l’arrière) pour se transformer en tournure ou en pouf (coussin sur les reins) à partir de 1867.
On est bien loin de la dictature actuelle de la minceur : la silhouette féminine est alors tout en courbes (corsage ajusté, épaules rondes, taille étranglée sous une volumineuse jupe faite de mètres et de mètres de tissus – taffetas, moire, mousseline, tulle, dentelle… 
Le style est raffiné, mais également tapageur avec ses couleurs criardes.
Rubans, guirlandes de fleurs, franges, volants et autres colifichets parent ces robes que portent les femmes du monde comme les cocottes. Robes dont on change d’ailleurs jusqu’à cinq fois dans la journée, tant la vie sociale est riche en événements.
Comme le bal qui accueille le visiteur au début de cette exposition présentée par le musée Galliera (Paris – 16e arrond.) du 29 novembre au 26 avril.
Robes, coiffures, bijoux, accessoires (éventails, carnets de bal, parures de tête, porte-bouquets, ombrelles, bottines, chapeaux…), peintures, estampes, photographies… plus de 300 pièces, dont certaines ayant appartenu à
l’impératrice Eugénie et à la princesse Mathilde, racontent le temps des crinolines.
Celui de la cour de Napoléon III qui donne les bals les plus courus, celui des prémices de la haute couture avec Worth, celui des grands magasins en plein essor comme Au bon marché, Au Louvre ou encore celui des expositions universelles de 1855 et 1867 qui sacreront Paris, capitale internationale de l’élégance.