Objet sensible

Des choses et d’autres, mais essentielles. Car la beauté de l’objet c’est la beauté du geste. Celui de le créer puis celui de l’aimer. Objets inanimés, avez-vous une âme ? Oui, oui, la nôtre !

05 juillet 2009

Madeleine Vionnet, puriste de la mode

madeleine_vionnetPour la première fois à Paris, une exposition permet jusqu’au 31 janvier prochain de (re)découvrir le travail de Madeleine Vionnet (seules 2 expositions jusqu’à aujourd’hui, à Marseille et à Lyon, avaient montré son œuvre), figure majeure de l’histoire de la mode, celle qui était considérée comme "le couturier des couturiers".
La rétrospective du Musée des arts décoratifs (Paris – 1er arrond.) regroupe 130 modèles, de 1912 à 1939, mis en scène par la grande Andrée Putman.
Ils révèlent la technique de cette pionnière qui a construit ses vêtements pour les corps des femmes "décorsetés", en maîtrisant la coupe en biais, l’art du drapé, de la forme jusqu’à une pureté absolue des lignes.
Un génie mis au service des femmes et de leur bien-être, qui participe à la transformation de la silhouette et de l’esthétique, marquant ainsi l’évolution de l’émancipation du corps féminin.

Née en 1876 dans le Loiret, d’une famille modeste, elle a 5 ans lorsque celle-ci s’installe à Aubervilliers. A 12 ans, m_vionnet_am_vionnetMadeleine Vionnet quitte l’école pour travailler et apprendre la couture chez la femme du garde champêtre. A 18 ans, elle décide d’apprendre l’anglais et se rend outre Manche où elle est lingère. En 1896, elle est engagée chez Kate Reily, maison de couture londonienne, où elle débute véritablement son apprentissage de la couture. 5 ans plus tard, de retour à Paris, elle entre chez les sœurs Callot, une des maisons de couture les plus prestigieuses, et en 1906, Jacques Doucet fait appel à elle et lui confie le soin de "rajeunir" sa maison. Mais ses idées novatrices (elle propose aux mannequins de marcher pieds nus, vêtues de robes souples portées à même le corps sans corset) se heurtent aux réticences de la maison.
Elle décide alors de voler de ses propres ailes : en1912, elle ouvre sa maison de couture, au 222 rue de Rivoli. Mais la Grande guerre la contraint à la fermer en 1914. Dès sa réouverture en 1918, elle impose sa modernité et connaît le succès. En 1923, trop à l’étroit, elle aménage un hôtel particulier, au 50 avenue Montaigne, et expo_Vionnetconfie au décorateur Georges de Feure l’aménagement de ses salons dans le style Art déco, faisant de ce lieu un temple de la mode, à la conquête d’une clientèle internationale. L’organisation de la maison de couture fait preuve d’un esprit d’avant-garde. Femme engagée, Madeleine Vionnet la dirige comme une entreprise moderne emprunte d’un esprit social peu courant pour l’époque : l’établissement offre une cantine, un cabinet médical et dentaire gratuits pour le personnel et leur famille, une crèche, et elle accorde des congés payés et de maternité plus avantageux que ne l’imposent les lois sociales de l’époque.
En visionnaire éclairée, elle soutient l’Association pour la défense des Arts plastiques et appliqués dont l’objectif est de protéger les intérêts de l’industrie de la Haute couture en s’opposant à la contre-façon.
Elle ferme sa maison de couture en 1939 lorsque la guerre éclate, elle est alors âgée de 63 ans.

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14 juin 2009

Vente de bijoux couture, d’artistes et ethniques

Lot_35Lundi 15 juin, les collectionneurs de bijoux se presseront à l’Hôtel Drouot, où la société de ventes volontaires M.-F. Robert & F. Baille organisera le 3e édition de ses ventes consacrées aux bijoux de mode.
Trois cent trente lots de bijoux de Haute Couture (1900-2000), de Costume Jewelry et bijoux fantaisie, des bijoux d’artistes, mais aussi ethniques seront dispersés avec des estimations allant de quelques centaines à quelques milliers d’euros pour les plus rares.
Les plus grands noms et signatures seront représentés : Elsa Schiaparelli, Paco Rabanne, Christian Dior, Chanel, Givenchy, Line Vautrin, Giacometti, Max Boinet, Coppola & Toppo, Jacques Gautier…
La vente comportera également de superbes bijoux ethniques datant pour la plupart des années 50, mais certains remontant à la fin du 19e, et provenant d’Indonésie, d’Afrique, d’Océanie ou encore de Chine.

Lot_211Photos de haut en bas
Lot 35 : Line Vautrin (attribué à), broche en bronze doré formant une allégorie d’Adam et Eve. Circa 1950. 8,5 cm. Estimations : 800/1000 euros.

Lot 211 : Indonésie - Sumatra, bracelet de mariage formant jonc aplati et cabochon creux et clos contenant un caillou. Estimations : 350/400 euros.

Lot 303 : Chanel par Gripoix, collier pendentif un rang de perles de plastique nacré, pendentif métal doré estampé serti de cabochons de verre et terminé par trois rangs à pendeloques de pâte de verre et goutte. Signé. Daté 1985. Long 29 cm. Estimations : 500/600 euros.
Lot_303

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