06 septembre 2009
Bulgari : une bague du coeur
A l’occasion de son 125e anniversaire, le joaillier Bulgari apporte son soutien à la campagne "Éduquer pour l'avenir" de Save the Children, la plus grande ONG internationale indépendante pour la défense des droits des enfants, présente dans plus de 120 pays à travers le monde.
Objectif ? Récolter 10 millions d'euros d'ici la fin de l'année, dont un million a déjà été versé sous forme de don.
Pour y parvenir, Bulgari a créé une bague en argent.
Elle est vendue depuis le 1er février et jusqu’au 31 décembre dans ses points de vente à travers le monde, dans une sélection de grands magasins et sur son site de vente en ligne (accessible depuis les USA) au prix de 290 euros dont 50 euros sont reversés à l'association. 
De nombreuses célébrités ont accepté de venir en aide à ce projet, parmi lesquelles Isabella Rossellini, Julianne Moore, Benicio Del Toro, Ben Stiller, Sally Field, Sting, Willem Dafoe, Rosario Fiorello, Gabriele Muccino, Jason Lewis, Andy Garcia, Valeria Golino....
En plus de cette bague, Bulgari marque l'événement avec 15 créations de haute joaillerie et huit montres prestigieuses pour une valeur totale estimée à trois millions d'euros.
Cette collection a été officiellement dévoilée le 4 juin, à l'occasion de l'exposition “Entre histoire et éternité", rétrospective des 125 ans de Bulgari, qui se tient au Palais des expositions de Rome.
23 décembre 2008
La tentation des décorations
Chaque année, la maison Baccarat édite un ornement de Noël.
Une décoration millésimée à collectionner, qui veut maintenir bien vivante la tradition de la décoration du sapin de Noël.
Les premières véritables mentions d’un arbre de Noël sont alsaciennes et datent de 1521.
Il représente alors l’arbre de la tentation.
On suspend à ses branches des fruits rouges, souvent des pommes rappelant les pommes du péché originel.
Hosties non consacrées, roses en papier symbolisant le Christ et le Paradis, sucreries complètent les ornements, enrichis bientôt par des noix dorées ou argentées, des petits jouets et des friandises.
Vers 1850 apparaissent les décorations en verre de Bohême ou de Lorraine, des boules rouges qui remplacent les pommes du jardin d’Eden.
Ces fruits artificiels auraient été créés suite à une carence de pommes due à une année de sécheresse.
Selon l’usage, le sapin de Noël conservera sa robe scintillante jusqu’au 6 janvier, jour des rois mages.
Joyeux Noël !
07 décembre 2008
La montre de Marie-Antoinette
En 1762, Abraham Louis Breguet quitte le village suisse de Verrières pour suivre son apprentissage à Versailles, et en 1775, c’est au 51 quai de l’Horloge ( !), qu’il installe son atelier.
Il met au point les premières montres automatiques ou perpétuelles.
En 1780, une montre dite "à très grande complication", à destination de la reine Marie-Antoinette, lui est commandé : la montre n°160.
La reine n’admirera jamais ce chef-d’œuvre dont la réalisation prit plus de quarante ans.
Commencée en 1783, sa mise au point s’acheva en effet en 1827.
Et 156 ans plus tard, en 1983, la montre sera volée dans un musée.
En 2005, le président de la société Montres Breguet, Nicolas G. Hayek, décide de reproduire à l’identique la montre de la Reine.
Trois ans plus tard, les horlogers ont relevé le défi et dupliqué le chef-d’œuvre.
Il faut alors trouver un écrin digne de cet objet précieux.
A cette époque, le chêne du château de Versailles, l’arbre préféré de Marie-Antoinette, après avoir été partiellement déraciné durant la tempête de 1999, puis victime en 2003 de la canicule, doit être abattu.
Nicolas G. Hayek sollicite alors auprès du domaine de Versailles la possibilité d’acquérir 1 ou 2 mètres cubes de l’arbre.
Celui-ci offrira l’arbre à Montres Breguet, qui prendra alors financièrement en charge l’ensemble des travaux de rénovation du petit Trianon, le domaine de la reine (après 1 an de travaux, il a rouvert ses portes au public le 2 octobre dernier).
Ainsi, c’est un écrin de plus de 3 500 pièces, sculptées dans le bois du chêne royal, qui abrite la montre 
Marie-Antoinette.
Deux histoires perpétuellement liées…
23 novembre 2008
Chanel sans compter

Gabrielle Chanel aurait eu 125 ans cette année.
Pour rendre hommage et célébrer la grande "Mademoiselle" de la mode, une pièce à son effigie sera disponible dès le 1er décembre prochain.
Le 19 novembre, Karl Lagerfeld, le directeur artistique de la Maison de luxe depuis plus de 20 ans, et la ministre de la Culture, Christine Albanel, ont effectué la première frappe de la série de pièces de monnaies.
11 099 au total (quatre coupures, deux en or, deux en argent) seront ainsi fabriquées par La Monnaie de Paris, qui avait déjà rendu hommage à Yves Saint Laurent et Christian Dior.
Profil de Coco Chanel, symboles emblématiques de la Maison, c’est KL, himself, qui a dessiné cette pièce, dont la version or atteint 5 900 euros.
Mais quand on aime…
26 octobre 2008
Chaumet : Le grand frisson
Parallèlement au lancement de sa nouvelle collection, Le grand frisson, le joaillier Chaumet présente dans ses salons (place Vendôme, Paris 1er arrond.) jusqu’au 7 novembre une rétrospective de bijoux datés de la Renaissance à aujourd’hui.
Sur le thème de l’amour et du sentiment, ces 150 joyaux, issus de collections privées, de musées, de Fondations et réunis par l’historienne du bijou, Diana Scarisbrick, et le conservateur du musée Chaumet, Béatrice de Pinval, nous content fleurette et nous apprennent que le serpent symbolise l’amour éternel ou la violette, l’amour innocent.
Parmi les plus remarquables : les bijoux offerts par Napoléon 1er aux impératrices Joséphine et Marie-Louise ou encore le médaillon coeur de l’Impératrice Eugénie.
Toute la poésie du langage amoureux sublimé, à retrouver à l’intérieur d’un catalogue publié pour l’occasion. Histoire
de prolonger le plaisir…
24 juin 2008
Bijoux beaux et écolos

Alkemie Jewerly. c’est la marque de bijoux écolos que vient de lancer le couple américain de bijoutiers-designers Ashley Lowengrub et Dara Gerson.
"Transformer quelque chose de commun en quelque chose de précieux", c’est ce qui anime les artistes lorsqu’ils créent, en s’inspirant de la nature, colliers, bracelets, bagues et boucles d’oreille en métaux recyclés.
Ces bijoux écolos sont en vente sur : shopbop.
19 février 2008
Eclatante opale
Vous êtes stressé, vous vous endormez avec difficulté ? Portez une opale ! Certains reconnaissent à cette pierre semi-précieuse un effet calmant et apaisant. Symbole de l'amour tendre, elle aide à garder son sang froid et à faire bon usage de la colère. Elle donne du courage aux plus timides et protège les entreprises honnêtes… Mais on peut également la porter tout simplement pour sa beauté.
Son nom vient du sanscrit upala, qui signifie pierre précieuse. L’opale ne forme pas de cristaux : elle est amorphe. Elle se présente également en nodules et concrétions : elle est formée de très petits cristallites de quartz disposés sans ordre et contient 6 à 10 % d’eau. Elle est translucide et parfois irisée (opale noble) ou rouge–orangée (opale de feu) ou bien noire. Celle-ci, trouvée pour la première fois au XIX siècle en Australie, est très rare et d'une valeur égale au diamant. L’opale est déposée à basse température et se trouve dans certaines roches volcaniques. On en trouve en Australie, aux Etats-Unis, au Brésil, au Mexique et en France, dans les griffons de geyser et de sources thermales.
Elle était très appréciée du temps des Grecs et des Romains, d'une part comme porte-bonheur, et d'autre part pour ses vertus thérapeutiques en relations étroites avec l'œil. Une légende raconte que l'Éternel a changé en nuage magique une femme qui était convoitée par trois dieux. Le premier lui fit don de la couleur de l'azur, afin de pouvoir la distinguer des autres nuages. Le deuxième la teinta de rouge. Quand au troisième, il la para de la splendeur du soleil. L'Éternel la ramena alors sur terre sous la forme d'une opale. Mais c’est surtout durant l’époque de l’Art nouveau (1895 - 1910) que l’opale parera les bijoux. Les artistes vont alors chercher leur inspiration dans la nature, en réaction à la société industrielle. Le bijou s’allège, s’envole : libellule, abeille, papillon, glycine, iris… se posent sur les corsages, s’enroulent autour des poignets… magnifiant à merveille la beauté de l’opale.
14 février 2008
L'épingle de cravate
Dans la première moitié du XVIIe siècle, au cours de la guerre de Trente ans, la cravate est introduite en Europe par les mercenaires croates au service du roi de France.
Son usage était alors une coquetterie, servant essentiellement à masquer la chemise que l’on changeait fort peu à cette époque…
C’est avec la cravate au nœud anglais ou ascot, que l’épingle de cravate fait son apparition. Caractéristique à partir de la fin du XVIIIe siècle, ce nœud consiste à passer 2 fois autour du cou la cravate (une bande de tissu taillée dans une mousseline empesée), les pans assez longs qui retombent sur la poitrine étant croisés et retenus par une épingle. La mode de la cravate grandissant, tout au long du XIXe siècle, son usage va se répandre. En 1827, Emile de L’Empesé publie L’art de mettre sa cravate, un manuel de savoir-vivre indispensable aux dandys de l’époque. L’homme élégant porte alors une chaîne de montre, une bague, des
boutons de manchette et une épingle de cravate. Si la perle est l’ornement le plus courant, bijoutiers et joailliers en feront des petites merveilles, comme en atteste la collection d’épingles de cravate du comte Nissim de Camondo, donnée au musée des Arts décoratifs par le comte Moïse de Camondo, en souvenir de son père, en décembre 1933. On peut ainsi aujourd’hui admirer ces 55 trésors, créés pour beaucoup par Frédéric Boucheron.

