Objet sensible

Des choses et d’autres, mais essentielles. Car la beauté de l’objet c’est la beauté du geste. Celui de le créer puis celui de l’aimer. Objets inanimés, avez-vous une âme ? Oui, oui, la nôtre !

04 octobre 2009

Hermès, carrément solidaire !

hermes_fidhHermès a réédité au profit de la FIDH - Les droits de l’homme pour tous son carré "Perspective", qui avait été dessiné par Cassandre en 1951.
Ce foulard de 70 cm x 70 cm, imprimé sur soie vintage dans les coloris bleu glacier et kaki et personnalisé par Jane Birkin, ambassadrice de l’association, illustre la dynamique d’envolée vers l’espace et la projection vers l’avenir.
Il est vendu en exclusivité par souscription par la FIDH, sur son site Internet, au prix de 215 euros.

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27 septembre 2009

Louboutin - Ladurée : hummm...

laduree_louboutin_macaronsladuree_louboutinChristian Louboutin et la maison Ladurée ont uni leurs talents pour donner naissance à un macaron et son coffret.
Un mariage de gourmandise plutôt réussi : aux saveurs de figue et de datte, le macaron bicolore, rouge et noir, élaboré par le patissier Philippe Andrieux, rappelle bien-sûr les escarpins Louboutin à la semelle rouge, mais aussi la Méditerranée, chère au coeur du créateur.
Lui a dessiné les coffrets, carrés ou rectangulaires contenant de 6 à 18 macarons et évoquant en trompe-l’oeil des accessoires de mode.
Vite, ce sont des éditions limitées !

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30 août 2009

Le sac pliable Longchamp relooké

charles_anastaseL'ANDAM (Association nationale pour le développement des arts de la mode), qui repére et soutient les nouveaux talents de la mode, fête ses 20 ans.
A cette occasion, la Maison Longchamp a demandé à 3 lauréats de cet organisme de relooker son sac pliable.
Charles Anastase a dessiné un élégant motif.
Jeremy Scott, créateur américain à l'imagination débordante qui a déjà collaboré avec la marque, a orné le sac avec son propre portrait. 
jeremyscottBless, la marque des deux designers Desiree Heiss et Ines Kaag, a créé un sac-bijou, entièrement repliable pour bless_1en faire un bracelet de cuir.
Des éditions limitées disponibles dans les boutiques Lonchamp à partir du 1er octobre prochain.

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21 septembre 2008

Le sac récup d’Agnès b

sac__colo_agnes_bAprès le grand cabas en mars dernier, les boutiques Agnès b proposent une besace 100 % recyclée.
Ces sacs, tous uniques car tous différents, sont réalisés par Bilum qui a récupéré les bâches de déco des magasins.
Lavées par une entreprise de réinsertion sociale, ces bâches sont ensuite cousues par des personnes handicapées au sein de centres d’aide par le travail.
Les sangles, quant à elles, sont créées à partir de ceintures de sécurité de voiture récupérées dans des casses ou déstockées.
Créatif, écolo : le nouvel it bag de la rentrée.

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14 septembre 2008

Karl Bear

K_Lagerfeld_Steiff_1A l’heure où est publié ce billet, nous sommes à H-15 de la mise en vente en ligne sur steiff.de du Karl Bear.
Le 15 septembre, le fou de mode, le collectionneur d’ours de la célèbre Maison Steiff, l’inconditionnel du créateur, le tonton ou la grand-mère à pouvoir d’achat élevé… vont pouvoir acheter l’ours dessiné par Karl Lagerfeld à son effigie, à la demande de la marque allemande.
Signes distinctifs ? Le fameux bouton dans l’oreille que portent toutes les créations de la Maison bien sûr, mais surtout l’emblématique chemise blanche à col haut, la célèbre cravate noire, les mystérieuses lunettes de soleil, l’impeccable jeans et la luxueuse boucle de ceinture affichant les initiales KL.
Edition limitée à 2 500 exemplaires (il n’y en aura pas pour tout le monde !), cet ours blanc, de 40 cm, est réalisé en laine d’alpaga et sera à vous contre la somme de 1 459 dollars ou    1 000 euros…
Karl Lagerfeld, qui vient de fêter (le 10 septembre) ses 75 ans, s’est offert un beau cadeau…

K_Lagerfeld_Steiff_2K_lagerfled_Steiff_3Aux Etats-Unis, le Karl Bear sera en vente dans les magasins Neiman Marcus, et à Paris chez Colette.

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20 août 2008

Et le XVIIIe siècle créa la mode (5)

femme___l__ventailDans le vent : l’éventail
S’il fallait ne retenir qu’un accessoire de mode qui marqua le XVIIIe siècle, ce serait certainement l’éventail.
En Chine où il constitue encore aujourd’hui, tout comme au Japon, un élément essentiel de l’art de vivre, le premier éventail était fait de plume. Et dès le IIe siècle, les artisans ont utilisé le bambou.
En Europe, il faut attendre le XVIe siècle pour trouver des éventails pliants, importés par les Portugais.
En France, il est introduit par Marie de Médicis et connaît un développement important aux XVIIe et XVIIIe siècles. Dans les années 1770, dans la seule ville de Paris, on pouvait compter 150 ateliers d’éventaillistes qui employaient 6 000 ouvriers !
Il constitua tout d'abord un objet aristocratique et artistique, puis devint populaire grâce aux techniques d'impression.
_ventail_1_ventail2A la fin du XVIIe siècle, il est moins utilisé, mais réapparaît avec plus de vigueur après 1830, connaissant un second âge d'or pendant le Second Empire et atteignant son apogée vers 1890.
Mais dans l'entre-deux-guerres, il tombe en désuétude.
Aujourd’hui, ce sont surtout les collectionneurs qui font revivre ce superbe accessoire.

Ses formes
- Ecran fixe, avec manche et feuille en carton ou en vannerie de forme drapeau
- Manche réunissant des plumes ou palmettes
- Eventail plissé, utilisé dès le Haut Moyen Age
_ventail_3- Eventail brisé, où des lames d'ivoire, de nacre, de bois ou en autre matériau s'ouvrent autour d'un axe, réunies par un fil ou un ruban
- Eventail plié, où les "brins" de la monture servent de support à une "feuille" en papier, en peau ou encore en dentelle ou en tissu.

Son langage
Tout comme les mouches, l'éventail a son langage. Ainsi, l’art de s'en servir permet d'exprimer ses états d'âme :
_ventail_4- Le tenir dans la main droite face au visage : Suivez-moi
- Le tenir dans la main gauche face au visage : Je désire un entretien
- Le poser contre l'oreille gauche : Je désire que vous me laissiez tranquille
- Le glisser sur le front : Vous avez changé
- Le faire tournoyer dans la main gauche : Nous sommes surveillés
- Le tenir dans la main droite : Vous êtes entreprenant
- Le faire glisser dans la main : Je vous hais
- Le faire tournoyer dans la main droite : J'aime quelqu'un d'autre
- Le faire glisser sur la joue et le poser sur le menton : Je vous aime
- Présenté fermé : M'aimez-vous ?
- Le faire glisser devant les yeux : Je suis désolée
- Toucher l'extrémité du doigt : Je désire vous parler !
- Le poser immobile sur la joue droite : Oui
- Le poser immobile sur la joue gauche : Non
- Ouvrir et fermer : Vous êtes cruel
- Le laisser pendre : Nous resterons amis
- S'éventer lentement : Je suis mariée
- S'éventer rapidement : Je suis fiancée
- Le poser sur les lèvres : Embrassez-moi
- Ouvert et immobile : Attendez-moi
- Le porter ouvert dans la main gauche : Venez me parler
- Le placer derrière la tête : Ne m'oubliez pas.

A lire pour en savoir plus : Eventails, Ed. Parkstone international.

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14 juillet 2008

Et le XVIIIe siècle créa la mode (3)

p_riodique_modep_riodique_mode_aLes périodiques de mode
Si un premier titre avait paru à Paris au XVIIe siècle, c’est au XVIIIe siècle que naît la presse de mode.
Après 1750, les périodiques se multiplient, signe de la richesse et de l’importante évolution que connaît l’art vestimentaire.
Parmi eux, La galerie des modes et du costume français, première revue entièrement consacrée à la mode et sans doute la plus belle.
Parue de 1778 à 1787, elle offre plus de 400 gravures. Un témoignage exceptionnel sur les goûts de l’époque.
Une longévité étonnante également (10 ans), quand on sait que les périodiques de mode de l’époque ne durent que quelques années, voire quelques mois, comme Le journal du goût (1768 – 1770) ou encore Le cabinet des modes (1785 revue_mode_18e– 1786).

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06 juillet 2008

Et le XVIIIe siècle créa la mode (2)

boucher_la_marchande_de_moderubansLes marchand(e)s de modes
Au XVIIIe siècle à Paris, dans les plus beaux quartiers où le commerce se développe, les marchands et marchandes de modes tiennent le haut du pavé.
Dans leurs boutiques, on peut trouver tout ce qui concerne l'ornementation des habits.
Ce sont en effet les marchand(e)s de modes qui façonnent et garnissent les chapeaux, les bonnets, les mantelets (petits manteaux) et les robes des dames, réalisés par les tailleurs, couturières et autres bonnetiers.
Rose Bertin demeure la plus célèbre marchande de modes du 18e siècle pour avoir été admise dans l'intérieur de Marie-Antoinette.
rose_bertinQualifiée alors de "ministre des modes" de la reine, elle exerce une grande influence sur l’art vestimentaire.
Les élégantes, qui veulent copier la souveraine, se bousculent dans sa boutique, située dans le déjà très chic faubourg Saint-Honoré, à l'enseigne du "Grand Mogol".
Ce lieu de mode est reconnu à travers l'Europe et constitue un arrêt obligé pour les voyageurs.

Pour en savoir plus sur Rose Bertin : Emile Langlade, La marchande de modes de Marie-Antoinette, Rose Bertin, Ed. Albin Michel. Un livre à dénicher chez un bouquiniste.

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30 juin 2008

Et le XVIIIe siècle créa la mode (1)

luxueuse_toiletterobe___panierC’est durant le siècle des Lumières que le vêtement est hissé au rang des Beaux arts.
L’importante réflexion des penseurs de l’époque sur le "beau" donne naissance à un terme et à une discipline, celle de "l’esthétisme", l'étude scientifique et philosophique de l'art et du beau.
Le philosophe allemand Alexander Gottlieb Baumgarten (1714-1762) est le premier à employer ce terme d’esthétisme. S'inspirant du mot grec aisthesis, perception, il distingue l'étude des connaissances issues de la sensibilité et de la perception des connaissances issues de la logique, de la raison et de l'intellect et relevant de la philosophie.
Au-delà des arts qui mettent en scène les principes esthétiques, les perceptions du beau influencent également la mode.
fragonard_escarpoletteUne mode qui se transforme pour mieux correspondre à l'idée que la société se fait de la beauté.
Coquetterie, raffinement, élégance  caractérisent bien le style rococo qui fait son apparition après la mort de Louis XIV et le couronnement de louis XV en 1715. La raideur de la ligne laisse la place à une robe qui s’émancipe. Et la France gagne définitivement sa réputation de reine de la mode.
La "robe volante", dérivé du déshabillé, est la plus portée en ce début de XVIIIe siècle. Elle est constituée, sur un corset, d’un corsage à larges plis, qui tombent des épaules jusqu’au sol et d’un jupon rond.
La "robe à la française" qui lui succède est typique du rococo et sera portée à la Cour jusqu’à la Révolution. Robe, jupe (jupon apparent), pièce d’estomac triangulaire portée sur le thorax et l’abdomen, corset et panier composent ces magnifiques robes.
A l’image du beau, qui répond à plusieurs définitions, la mode s’exprime de plusieurs façons, qui paraissent chapeaux_extravagantss’opposer : l’artifice et le retour à la nature.
Les robes peuvent alors constituer de véritables architectures textiles et les coiffures ressembler à de vraies pièces montées ! Une mode très décorative… Parallèlement, la simplicité inspire le style vestimentaire. Une légèreté qui s’explique en partie par l’influence anglaise, dont le goût pour la promenade allège et retrousse la robe.
Avec la Révolution de 1789, qui bouleverse l’ordre social, la mode achève ce changement radical de style, qui constitue un phénomène sans précédent dans son histoire.
La soie n’est plus l’étoffe de prédilection au profit de celle de coton. Le vêtement devient un signe de ralliement : les révolutionnaires portent celui du peuple. Ceux qui portent encore l’habit de soie sont considérés comme des contre-révolutionnaires. Attributs de la noblesse, les culottes et bas de soie sont remplacés par les révolutionnaires ou « Sans culottes » par le pantalon. Les robes légères inspirées de l’anglomanie répond au artificesbesoin d’un style néoclassique plus sobre, qui évoque déjà la robe à taille haute du Directoire.

Pour découvrir facilement la mode du XVIIIe siècle :
Marie-Antoinette
, film écrit et réalisé par Sofia Coppola, disponible en dvd
La mode du XVIIIe au XX siècle, éditions Taschen
Le blog La mode en France au XVIIIe siècle
Le blog La mesure de l’excellence et sa rubrique modes

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27 avril 2008

Précieux réticule

r_ticule_soir_eSi le réticule désigne, en optique, un dispositif permettant de faire des visées dans une lunette ou encore, en astronomie, une constellation de l'hémisphère sud, c’est, dans le domaine de la mode, un petit sac.
L’évolution de la garde-robe, plus proche du corps durant le Directoire, favorise l’usage du sac à main.
C’est le réticule qui tire son nom du latin réticulum, petit filet, dans lequel, de l’extrême fin du XVIIIe jusqu’au début du XXe siècle, les femmes rangent un mouchoir, un flacon de sel une vinaigrette, et plus tard leurs produits de maquillage.
r_ticule_peintDes plus simples au plus décorés, ces sacs d’apparat offrent de multiples déclinaisons pour le plus grand bonheur des collectionneurs, mais également des fans de mode vintage.

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