06 décembre 2009
Bourjois : Rendez-vous à Paris


Pour célébrer ses fards, créés à Paris en 1863, Bourjois s'est associé à l'artiste Nathalie Lété. Résultat ? D'adorables petites boîtes en édition limitée, comme autant de créations, mêlant illustrations, dessins, collages de l'artiste et cartes postales anciennes de Paris. L'Arc de Triomphe à Noël sous la neige, l'Opéra Garnier dans une envolée de papillons et d
e libellules… renferment 5 ombres à paupières et 3 blushs. A collectionner ou à offrir.
21 juillet 2008
Et le XVIIIe siècle créa la mode (4)
Oh, une mouche !
Au XVIIIe siècle, les femmes prennent la mouche… pour la fixer sur leur visage ou leur décolleté.
Déjà utilisé au XVIIe siècle, c’est cependant au XVIIIe siècle que ce faux grain de beauté devient un accessoire important de la parure et de la beauté.
Réalisé dans de la mousseline noire, la mouche met en valeur la blancheur du teint.
Elle possède également son langage. En fonction de son positionnement, elle donne à qui veut comprendre, l’humeur du moment de celle qui l’affiche :
près de l'œil, c’est l’assassine ou la passionnée,
au coin de la bouche, la baiseuse,
sous la lèvre, la friponne ou la coquette,
sur le nez, l’effrontée ou la gaillarde,
sur le front, la majestueuse,
sur la joue, la galante,
sur une ride, dans le creux du sourire, l’enjouée,
sur la poitrine, la généreuse,
sur un bouton, la receleuse,
sur le menton, la discrète.
18 mai 2008
Traînée de poudre

Alors que le maquillage n’est plus réservé aux actrices et demi-mondaines et que les objets de la beauté se démocratisent, apparaissent en 1914 les premières poudres pressées, conservées dans des poudriers.
Nécessaires de poche, ils permettent à la femme d’emmener sa poudre dans son sac à main.
Comme un bijou, cette petite boîte doit attirer l’œil. Les fabricants de bijoux et de petits objets, les joailliers et les parfumeurs bien sûr rivalisent d’originalité tant pour la forme que pour les matériaux dont ils sont constitués.
A la fin des années 40, la société Volupté explique même dans une publicité comment décorer sa maison avec des poudriers.
La fantaisie et la beauté de ces objets en font aujourd’hui un beau thème de collection.
Les poudriers de Houbigant, Coty, Richard Hudnut, Bourjois, Sauzé Frères ou encore Grenoville font le bonheur des collectionneurs.
Sans oublier ceux de l’artiste Line Vautrin qui, dans les années 50 notamment, a réalisé des poudriers en bronze empreints d’humour très poétique.
10 février 2008
Le Rouge baiser a 80 ans
En 1927, Paul Baudecroux, chimiste, créait Rouge baiser.
Une véritable petite révolution : c'est le premier rouge indélibile. Il "résiste à tout, même aux baisers". Son créateur aurait trouvé son nom en écoutant une oeuvre lyrique. Sa notoriété doit également beaucoup à son logo, dessiné en 1949 par René Gruau. Avec cette identité visuelle, une femme aux yeux bandés et aux lèvres fardées de rouge, symbolisant la séduction et l'élégance made in France, Rouge baiser traversera l'Atlantique, et Audrey Hepburn en fera son rouge à lèvres préféré.
Rouge baiser marque également la fin définitive des fards à lèvres en pâte ou liquide. C'est sous ces formes que les comédiennes et les demi-mondaines, qui font métier de leur beauté, l'utilisent alors. Mais la première guerre mondiale éclate et les femmes se libèrent. Elles coupent leurs cheveux, affirment leur féminité, notamment grâce au rouge à lèvres. Celui-ci devient alors plus "pratique". En bâton, présenté en tube, il se glisse dans le sac à main et s'applique facilement. Les fabricants rivalisent d'ingéniosité : un mécanisme fait monter et descendre le bâton, avec Rouge baiser, ce mécanisme est tournant.
Le rouge à lèvres , qui désormais s'affiche et se montre, devient un véritable bijou. Artisans, parfumeurs, bijoutiers, joailliers le parent de matières précieuses ou l'imaginent sous toutes les fantaisies... qui en font aujourd'hui un bel objet à collectionner.




