Objet sensible

Des choses et d’autres, mais essentielles. Car la beauté de l’objet c’est la beauté du geste. Celui de le créer puis celui de l’aimer. Objets inanimés, avez-vous une âme ? Oui, oui, la nôtre !

24 avril 2008

Histoires de la mode

histoires_de_la_modeLe 1er avril est sorti aux éditions du Regard, qui explorent le XXe siècle dans tous les domaines du champ esthétique à travers de superbes ouvrages, Histoires de la mode de Didier Grumbach, président de la Fédération française de la couture, du prêt-à-porter des couturiers et des créateurs de mode depuis 1998.
Il nous ouvre ainsi les portes d’un milieu qui mêle industrie et création. Au fil de ses souvenirs, de rencontres, de témoignages, c’est l’histoire de la mode du XXe siècle qu’il nous conte, de Poiret à Mugler, de la haute couture au prêt à porter. Une somme de références, rassemblées par un spécialiste, qui se lit comme une saga.

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30 mars 2008

Le livre des parfums

rimmel_titreodoratEn 1834, âgé de 14 ans, Eugène Rimmel participe à l’ouverture par son père, qui dirige jusqu’alors avec succès une parfumerie de la Bond street à Londres, de sa propre parfumerie*.
La même année, ils commencent à produire leurs premiers cosmétiques. Le plus célèbre est sans doute le mascara, désigné encore aujourd’hui dans plusieurs langues ,notamment le français et l’italien, par le mot "rimmel".
Cosmétologue notoire, Eugène Rimmel, qui était aussi un homme d'affaires et de marketing, a écrit des ouvrages d’importance.
En 1870 sort la version française et complétée de The book of perfume, Le livre des parfums, qui reste aujourd’hui la bible.
Voyage initiatique au monde des parfums, ce livre nous transporte à travers les époques, les epays et les odeurs.
Il a été réédité par Molière éditions en mai 2007.

*Rimmel, une des plus anciennes marques de cosmétiques s’appelle aujourd’hui Rimmel Londres et appartient à la société Coty Deutschland GmbH.

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25 février 2008

Indispensables nécessaires

catalogue_n_cessairesSi, comme moi, vous avez loupé l’exposition «Indispensables nécessaires», clôturée le mois dernier au musée national des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau, plongez-vous vite dans son catalogue (Réunion des musées nationaux).
Rare ouvrage, à ma connaissance, entièrement dédié à ces objets précieux (Hermès a présenté en quelques pages sa collection dans Le monde d’Hermès n°38, repris dans le très bel album La beauté en voyage, des livres consacrés à la collection des objets de la beauté effleurent le sujet), il rassemble des textes très documentés et plus de 100 photos sur les plus beaux nécessaires.
On en trouve mention dès le XIVe siècle, mais ceux connus sont datés à partir du XVIe siècle. Simples étuis durant la Renaissance, renfermant les ustensiles pour le repas, ils deviennent sous l'Empire de magnifiques coffrets où sont précieusement conservés les objets nécessaires en cas de déplacement. Ecriture, toilette, n_cessaire_1couture, dessin, aquarelle, collation… ces compagnons de voyage permettent en effet de parer à toutes les nécessités.  Témoins des mœurs de ces époques, ils en révèlent également la maîtrise des techniques des arts décoratifs : l’ébénisterie, la gainerie, la cristallerie, l’orfèvrerie notamment. De véritables chefs-d’œuvre dont beaucoup ont appartenu à de grands personnages de l’Histoire. Comme ce nécessaire à broder de la reine Hortense (époque Restauration) en loupe de thuya et nacre, ce nécessaire dentaire de Napoléon en amboine, or et argent ou encore les très célèbres nécessaires de Marie-Antoinette que l’on peut aller admirer au Louvres et au musée international de la parfumerie à Grasse. La tradition perdure aujourd’hui avec les luxueux coffrets et trousses confectionnés par de grandes maisons.

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02 février 2008

L'âme des objets

_me_des_objets_UneLa sortie, début janvier, du livre de François Vigouroux tombe à pic pour démarrer ce blog. Après le psychanaliste Serge Tisseron, ce psychologue-écrivain explique à un public non spécialiste comment l’esprit vient aux objets avec L’âme des objets, aux éditions Hachette. Au travers de petits récits, l’auteur tente de nous apprendre ainsi comment et pourquoi une relation se noue entre une personne et un objet : statue, robe, jouet, crucifix… tous sont les témoins d’une partie de notre vie et constituent en cela une part de nous-mêmes. Je suis cependant un peu restée sur ma faim. A vouloir être trop "facile", cet ouvrage est devenu un peu trop "simple", effleurant tout juste son sujet. J’aurais aimée être un peu moins « voyeuse » de la vie de ces personnes que l’auteur a rencontrées et pouvoir trouver une analyse plus nourrie : seulement 3 pages nous apportent la clé à la fameuse question posée par Lamartine, "Objets inanimés avez-vous donc une âme ?" Alors, on peut rouvrir l’ouvrage de S. Tisseron, Comment l'esprit vient aux objets (éditions Aubier). Il y décrypte le véritable rôle des objets sur notre comportement et montre comment les objets qui nous entourent sont les révélateurs de notre vie. Il parle des objets-mémoire, qui servent de support à notre vie intérieure et à notre mémoire en nous rappelant des épisodes importants de notre vie, des objets-placard qui sont des objets dans lesquels il y a une partie de nous qui est enfermée… Alors, les objets ont-ils une âme ? Hé oui, puisqu’ils contiennent une part de notre intériorité, autrement dit, de notre âme.

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