Objet sensible

Des choses et d’autres, mais essentielles. Car la beauté de l’objet c’est la beauté du geste. Celui de le créer puis celui de l’aimer. Objets inanimés, avez-vous une âme ? Oui, oui, la nôtre !

23 février 2008

A la senteur de la lampe Berger

Lampe_BergerLa lampe Berger est une jeune dame de 110 ans.
Le pharmacien Maurice Berger mène alors des recherches sur un procédé pour assainir l’air des chambres d’hôpital et lutter contre la prolifération des bactéries. Le procédé qu’il invente est unique : une combustion catalytique à haute température aux vertus désinfectantes, assainissantes et fumivore. En juin 1898, il dépose le brevet : la Lampe Berger est née. Deux ans plus tard, il ouvre une boutique à Paris, dans le quartier de la Madeleine, 18 rue Duphot, sous l’enseigne Ozosenteur.
En 1927, avec le rachat du fonds de commerce par l’industriel Jean-Jacques Failliot qui élargit la gamme, la lampe Berger entre dans les habitations. Et les grandes maisons et les artistes qui l’habillent, Gallé, Lalique, Baccarat, Saint-Louis, Sabino… en font un véritable objet d’art. Une success story qui s’écrit alors également en Belgique, en Hollande et au Canada.
La production est ralentie pendant les années de guerre, mais l’après-guerre confirme l’engouement. En 1950, apparaissent les premiers modèles en porcelaine et en faïence d’art. Avec Marcel Auvray qui reprend et relance l’entreprise en 1973, les gammes de produits sont renouvelées et rajeunies.
Depuis 1996, la société a renoué avec les artistes qui redessinent la lampe Berger. Une aubaine pour les collectionneurs du club, créé en1993, qui réunit aujourd’hui plus de 200 passionnés.

Posté par objetsensible à 16:50 - Objet de senteur - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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